photographe-vidéaste : Angelika Benkucs

Un souvenir

Je me souviens qu’il y a une dizaine d’années, dans le cadre d’un reportage photo, j’ai rencontré un homme âgé qui fabriquait de petits bonhommes en bois : des paysans à l’image des hongrois ruraux, de mini-animaux, des arbres, des puits à balancier, tout ce qui composait l’univers des fermes au début du XXe siècle, dans la grande plaine hongroise.

Cet homme m’a accueillie avec douceur et m’a fait découvrir son modeste atelier pour le reportage. Avec fierté, il a ouvert grand les portes de son abri : son travail était minutieux, empreint d’émotions d’une époque difficile, adoucie dans ses souvenirs. Ses œuvres n’attendaient qu’à être découvertes.

J’ai accompli le reportage tandis que la neige tombait à gros flocons. Il était temps de partir. Nous avons traversé son petit jardin, où la neige avait déjà recouvert le paysage, et il m’a accompagnée jusqu’à ma voiture.

Il m’a observée un instant, alors que je m’apprêtais à monter dans la voiture…

— Il y a quelque chose qui ne va pas, n’est-ce pas ? me demanda-t’il.

C’était vrai. Je lui ai répondu sans hésiter que je ne savais pas si j’allais réussir à sortir la voiture de la neige, car il neigeait depuis un moment et je craignais qu’elle ne reste bloquée près du fossé.

— Tu crois vraiment que cette robuste machine ne pourra pas s’en sortir ? m’a-t-il répondu, visiblement amusé par mon inquiétude.

Sa phrase résonne encore en moi, avec cette image de lui, debout à 80 ans devant son portillon, me regardant, tandis que moi, à peine 25 ans, intimidée, je doutais face à quelques dizaines de centimètres de neige.

Pour un meilleur avenir.

Nous devons croire en notre propre force intérieure et ne jamais douter de nos capacités à aller plus loin, à construire un monde meilleur pour demain.

On connaît une technologie bien plus développée que ce n’était le cas il y a 100 ans, et malgré cela, on est incapable de la mettre réellement à notre service.

On vit une période chaotique que les livres d’histoire pourront appeler d’ici 80 ans, la guerre des ressources.

Mais si nous savions que notre clé pour le bonheur était …

Entraide et relations humaines

Je suis certaine qu’au cœur d’Entrepreneuri’Elles, mais aussi au-delà, nous pouvons nous soutenir, avancer ensemble et aller toujours plus loin, tout en veillant à nous réaligner chaque jour.

Les femmes sont d’ailleurs très fortes en cela, et je ne suis qu’une parmi tant, tant d’autres, qui souhaite apporter son soutien.

Dans mon cas, tout passe par l’image et la création.

Je ne peux qu’espérer que ma vision aidera les autres…

Un nouveau départ.

À 27 ans pile, j’ai quitté la Hongrie pour tout reconstruire ailleurs. Direction la France.
Un pari ? Pas vraiment. Je savais que ça allait venir. Je me souviens avoir dit à mon père, alors que j’avais peut-être 7 ans, que je vivrais un jour loin d’ici, très loin. On habitait à la campagne, tout était loin ; ) – mais en réalité, il a compris, et à la fois, restait incompris face à cette pensée qui sortait de ma bouche.

Un saut dans l’inconnu ? Seulement si l’on considère que le futur n’existe pas encore.

Et l’amour pour la photographie ?

J’ai reçu mon premier appareil photo, petit et encore en pellicule, vers mes 13 ans, en même temps que j’ai commencé à travailler sur Photoshop – enfin, si on considère que coller la tête de Paris Hilton à la place de la mienne sur les réseaux sociaux des années 2000 était déjà un façon d’apprendre !

Mais malgré mes premiers efforts, ça restait loin d’être sérieux, jusqu’à ce que mon père me laisse son appareil photo en héritage, après sa mort soudaine.

Depuis mes 23 ans, la photographie était déjà mon terrain de jeu et peu à peu, mon métier. Avec les années, j’accumule un savoir-faire, une attirance pour une certaine esthétique et un rendu que je dégage dans mes réalisations.
J’aime bien me surprendre sans m’étiqueter ni me classifier, en me laissant le choix d’expérimenter plusieurs techniques.

Du portrait en studio à la réalisation

À 27 ans, j’ai donc rebâti mon business photo à partir de zéro, en posant les bases d’un studio spécialisé dans le portrait à Aubagne. Mon approche était avant tout tournée vers la prestation : offrir aux familles une première expérience artistique après la naissance de leur enfant.

Mais en réalité, à ce moment-là, je réfléchissais peu à des créations ou réalisations purement artistiques, en dehors des commandes.

Très vite, le cadre du studio m’a semblé figé. Sécurisant, certes, mais limitant.

En 2020, alors que le Covid débarque en France, je fais un retour à l’université, cette fois-ci pour apprendre le cinéma. Une immersion dans l’image en mouvement, dans la narration.

Je quitte alors l’univers du studio pour explorer un tout autre horizon : reportages vidéo, interviews, courts-métrages, écriture de scénarios et réalisation.

Désormais, mon objectif est clair-obscur.

J’adore découvrir les histoires de chacun, ce qui nous motive, ce qui nous fait nous lever chaque matin.

Donner du sens à l’image, tourner une interview ou un reportage, pour moi, c’est vraiment important, je ne le fais pas par réflexe. Je cherche les instants qui prouvent à l’écran, d’une manière ou d’un autre, que ça vaut la peine de croire en la vie.

Mes travaux actuels, 2025

Actuellement, je travaille sur la conceptualisation de shootings photo thérapeutiques pour femmes. Je trouve qu’une séance photo peut apporter du bien-être aux femmes, à celles qui sont en pleine reconstruction après une période difficile de leur vie, lorsqu’elles décident de se redéfinir sur de nouvelles bases.

Je pense que c’est le bon moment pour tenter cette expérience, en profitant des magnifiques plages sablonneuses de la Côte d’Azur.

À côté de cela, je propose des vidéos : mes préférées sont les portraits et les reportages. Lorsque je me lance dans un projet, j’y vais avec passion et avec un regard artistique.

Aujourd’hui, avec plus de 10 ans d’expérience, ma vision ne s’efface pas, ou plutôt, elle s’efface de moins en moins face aux demandes imposées. Mes clients me font confiance.

Une pépite parmi mes shootings… le reportage métier !

Je propose également un shooting photo phare aux femmes entrepreneures : le shooting portrait professionnel, où je mêle illustration, portrait et reportage photo sur leur activité.

C’est en réalité un reportage métier, conçu pour soutenir votre communication sur les réseaux sociaux et bien au-delà.

Je suis très sensible au travail des autres, et ces shootings donnent de très beaux résultats : au final, on obtient des photos variées, colorées, vibrantes et inspirantes, que vous pourrez utiliser pendant des années dans votre communication, mais qui seront aussi le souvenir d’une période marquante de votre vie.

Des projets artistiques qui prennent vie

En 2024, je me suis lancée de façon plus sereine dans l’écriture de scénarios, et en 2025, je compte terminer deux projets que j’ai nommés Time Machine et Métamorphose.

J’espère les tourner et les porter à l’écran, ainsi que bien d’autres projets dans l’avenir.

Pour en découvrir plus sur Angelika et son travail de photographe et vidéaste :

Voici deux réalisations d’Angelika :